Effet "yoyo" - Le : 16/05/2012

Effet "yoyo": une explication scientifique ?

On appelle "effet yoyo" l'accumulation progressive de poids due aux régimes, qui fait qu'on reprend, après un régime, plus de poids qu'on n'en avait perdu - aggravant ainsi la maladie au fil des années, comme le yoyo à chaque tour monte de plus en plus haut sur sa ficelle. Cet inconvénient dramatique des régimes est dénoncé depuis longtemps par les patients, mais habituellement attribué par les nutritionnistes au "manque de volonté", à la "faiblesse de caractère", etc.

Une équipe de chercheurs australiens a voulu aller plus loin. Elle a enrôlé un groupe de volontaires dans une étude consistant à mesurer avant, pendant et après un régime le taux de certaines hormones impliquées dans l'appétit et le contrôle du poids. Ces volontaires ont suivi un régime vraiment sévère puisqu'ils ont perdu en moyenne 13 kilos en dix semaines (évidemment certains n'ont pas tenu le choc et ont abandonné en cours d'étude).

Pour ceux qui ont tenu jusqu'au terme de leur régime, l'équipe de chercheurs a montré que les hormones gouvernant l'appétit, comme la ghréline (sécrétée par l'estomac lorsqu'il est vide) s'élèvent au cours du régime (ce qu'on savait déjà) mais surtout restent plus élevées que la normale lorsqu'on les dose UN AN après la fin du régime!

Cette étude semble solidement construite. Elle devra évidemment être confirmée par d'autres équipes. Mais elle ouvre d'ores et déjà des perspectives passionnantes:

- les sensations des patients ne sont pas imaginaires, et lorsqu'ils disent qu'ils ont plus faim après un régime qu'avant, ils décrivent une réalité physiologique et non la prétendue "faillite" de leur volonté,

- quels est selon les régimes (restrictif, dissocié, hyperprotéïque, etc.) la variation de ces taux hormonaux et donc quel est "le meilleur"

- si les variations des taux hormonaux persistent jusqu'à un an après un régime, seuls les régimes longs peuvent être efficaces (si on a la force de les suivre).

Dans l'immédiat, cet étude montre qu'il faut accompagner chaque régime par une phase de stabilisation prolongée, qu'il faut cesser de stigmatiser les personnes qui rechutent en leur reprochant de manquer de volonté et qu'en cas d'échec il n'est pas utile de multiplier les régimes, mais que – au contraire – il ne faut pas trop attendre pour envisager la chirurgie.

Long-Term Persistence of Hormonal Adaptations to Weight Loss. Priya Sumithran, New England Journal of Medicine, 27 octobre 2011. 

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